Dans un seul cœur, pas besoin d’y mettre beaucoup de choses pour qu’il soit comblé. Deux ou trois étoiles peuvent suffire. Laissons-les briller, laissons-les tourner, à leur manière… La magie du reste fera l’affaire. De quoi a-t-on besoin pour vivre ? D’un cœur simple, et même d’une seule étoile, pourquoi pas. Si peu de choses peuvent former un univers. Les espaces n’ont pas toujours besoin d’être remplis, et ce qu’ils contiennent n’est pas toujours vide. Seule compte l’abondance d’amour, et de lumière. Dans un seul cœur, si peu de choses… Et pourtant, l’entièreté de la vie. Création, du début à la fin. De la fin au début. En expansion, lui aussi…
Il y a quelque chose à écrire, mais il n’y a pas de mots. Il y a quelque chose à dire, mais il n’y a pas de voix. Il y a Un corps qui s’efface Une âme qui meurt Une histoire qui prend fin. Et la poussière du temps passé qui s’accumule. Je regarde cette fin, et je me demande si, cette fois encore, la fin est le début. Mais rien ne vient ensuite, et je reste impuissante, m’accrochant à l’absence de mots, l’absence de voix. Et l’absence d’adieux. « Je ne sais pas où vont les choses quand elles disparaissent » et c’est effrayant. Parce qu’on ne sait pas, on tend la main, on s’accroche, on dit « Reste ». Mais c’est trop tard. Et la poussière et le vide envahissent l’espace, reprennent leur territoire. Mais peut-être que c’est comme ça que les étoiles naissent.
Elle a marché longtemps. Entre les arbres, entre les branches. Avec ses dix-sept blessures qui lui faisaient mal, même si elles ne saignaient pas. Elle a marché dans la neige, dans le froid, avec ses larmes pour seule compagnie. Elle a marché sans voir où elle allait, mais ça n’avait pas d’importance. Tout droit était le seul chemin valable. Tout droit, sans s’arrêter. Continuer jusqu’à ce que le soleil se lève enfin. Continuer peut-être même après, jusqu’au soleil de midi. Et peut-être même encore après, comment savoir ? Comment savoir combien de temps il reste à marcher, quand on ne sait pas où on va, et à peine d’où l’on vient ? Quand on ne sait pas ce que l’on cherche, et qu’on ne sait pas ce que l’on va trouver ? Continuer, marcher, et voir où elle arrive… Laisser les larmes se tarir, geler, et rejoindre les autres morceaux de glace de sa vie éclatée. Continuer jusqu’à l...
Commentaires
Enregistrer un commentaire