Les instants sont si fragiles, Récolte-les avec douceur Avec tendresse. Avec la joie de les vivre, De les voir exister Aussi. Les instants sont si fragiles… Ne sois pas avare : Ressens-les de tout ton cœur, De tout ton être. Et puis, Quitte à avoir l’air d’en faire trop Montre, montre l’émotion : Souris jusqu’aux crampes, Ris jusqu’à en avoir mal Et pleure un océan de larmes, Si tu dois pleurer… Mais donne-toi Donne-toi à l’instant, Offre-toi complètement. Ainsi, dans ta mémoire, De belles graines tomberont. Et le souvenir, quand il ressortira, Refleurira entier, – Brillant et vif – Comme au moment présent… Alors il mettra Du baume sur ton âme, Du brillant dans tes yeux, Et une nouvelle flamme dans ton cœur.
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Affichage des articles du juillet, 2022
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Comment j’ai rencontré Cécile… Elle venait de débarquer en ville, ça se voyait. Quelque chose dans sa façon d’être : son air d’abandon, un air de pas savoir où se foutre, ni quoi dire, ni comment se tenir… Elle m’a taxé une clope, qu’elle a fumé avec gourmandise. On aurait dit que ça faisait un bail qu’elle n’avait pas fait ce geste, et qu’il lui manquait trop. Je l’ai aimée dès que je l’ai regardée, à sa manière farouche de tenir la clope, un peu apeurée, un peu énervée. Mais se détendant à mesure que l’objet délicieux se consumait. Cécile semblait en révolte contre tout, la vie, l’amour, le monde. Mais sans rien pouvoir y changer et donc, les bras un peu ballants face à la vie. On est restées en silence, toutes les deux, et c’est vraiment comme ça que j’aime fumer : en silence et dans le calme… Elle a attendu que je finisse ma clope avant d’ouvrir la bouche pour entamer la conversation, c’est pas merveilleux...
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Elle est : Un peu paumée, Un peu sauvage… A donner l’impression d’errer Sans trop savoir – Sans se poser de questions – Elle est : Un peu fragile, Un peu difficile à comprendre. Un peu bizarre… – Un peu exclue – Vagabonde… A marcher vers ce qui l’appelle, A poursuivre la lune, Et la course des étoiles. A la recherche de / En soif de : TOUT Affamée de vivre… Un peu paumée, Un peu fragile, Un peu sauvage… – Difficile à comprendre – Exclue / Bizarre… Mais Tellement, TELLEMENT : LIBRE !
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Elle pose des pierres sur sa route. De grosses pierres Rondes et blanches, Lumineuses. Elle les choisit exprès. Il faut qu’on puisse les voir de loin, Quand on se perd, Quand on espère. Il faut qu’on puisse les voir la nuit, Comme une étoile, Comme un repère. C’est peut-être pour ne pas se perdre en chemin, Peut-être pour pouvoir être retrouvée. Elle pose des pierres, comme des souvenirs aussi : Je suis passée par là Je suis passée ici, Et c’était beau… Si tu veux la rejoindre, Si tu veux la suivre, Il te faudra passer par là, et par ici… Elle sait que tu trouveras ça beau, toi aussi. Si tu la suis, si tu la perds, si tu espères, Cherche les pierres. Elles sont rondes et blanches, – Lumineuses – Comme des étoiles, Comme des repères. Elle les a posées pour elle, Pour toi. Pour ne pas se perdre elle-même. Pour ne pas te perdre, T...
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Je voudrais vieillir comme un arbre, avec de belles et fortes racines, des grandes fleurs au bout de mes branches. Avec la joie de vivre au cœur, et le sentiment de m’être entièrement accomplie. Je regarde les autres, les plus vieux, et je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Chacun, à sa mesure, voit le temps creuser des rides, sur son front et puis sur son cœur. Moi, je voudrais y arriver. Je ne veux pas avoir peur, pour quand le moment sera venu. Je veux vieillir jeune, mourir heureuse. Je voudrais dire, Je peux le faire… Vieillir sans m’en rendre compte, sans attendre que ça vienne. Vieillir sans trouver le temps long, sans m’ennuyer. Ne pas laisser les rides avancer, prendre toute la place. Ne pas laisser mon cœur se marquer et garder des traces. On dit toujours Je Veux. Ça et Ça. Pour moi ça sera comme ça… Mais en vrai, ça sera quoi ? Est-ce qu’on décide, est-ce qu’on ch...
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Laisse couler, Laisse venir, Laisse aller… Laisse tout. Prends ma main, Et lâche le reste. Je sais que tu as peur, Je sais que c’est un peu difficile. Mais je t’apprendrai : A laisser couler, laisser aller, Les larmes Les mauvais souvenirs Les faux amis Et toutes choses qui ne t’apportent rien. Je t’apprendrai, tu verras, Et je resterai un peu à côté, Jusqu’au jour où tu pourras Enfin, Lâcher ma main, Puis te laisser aller. Jusqu’au jour où tu pourras Enfin, Nager seule au milieu des requins, Marcher seule sur ton propre chemin Et retenir ce qu’il y a à garder… Mais pour le reste, il te faudra laisser, Laisser couler…
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Deux secondes seulement peuvent faire basculer la vie du rêve au cauchemar. Tu peux me croire sur parole, parce que j’ai calculé. Deux secondes… C’est ce moment où tu dis les mots de trop, où tu fais le geste qu’il faut pas faire. Ce moment où tu fermes les yeux, et quand tu les rouvres, t’es à l’hôpital. Ou au cimetière. Deux secondes, tu peux essayer, c’est un claquement de doigts… C’est le temps que tu prends pour ravaler tes mots, ou faire le bon geste, et revenir du cauchemar au rêve. Seulement deux secondes… Compte-les bien. Tu n’as que ce temps-là, et tu n’auras jamais que ça. La vie n'est qu'une longue suite de deux secondes. Alors, qu’est-ce que tu veux, mais qu’est-ce que tu veux vraiment ? C’est la question qu’on devrait se poser à chaque fois, avant de dire les mots, avant de faire les gestes, avant d’écrire et d’envoyer un message. Avant de fermer les yeux, puis de les rouvrir… Dans quelle directi...
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Je voudrais te dire les mots que je n'ai jamais prononcés... Mais, Par où faudrait-il commencer ? Devrais-je parler d'abord de ton regard, qui m'a tout de suite hantée ? Devrais-je te parler de tes mains, si douces à caresser ? Ou bien de ta bouche, qui est si chaude à embrasser ? Je voulais te dire les mots qui n'ont jamais pu sortir, les mots qui m'ont brûlée. Je t'ai vu, et c'était toi. Juste toi. J'ai lu tes yeux, j'ai entendu ta voix, et c'était toi. Juste toi. J'ai goûté ta peau, et ce n'était encore que toi. Les mots... Ils sont impossibles à dire, en vérité. Et, ce qui entre toi et moi fait le charme, c'est bien que nous n'avons pas besoin de parler. Je voulais te dire... Mais finalement je me tais. Bouche cousue, yeux fermés. Je sais que tu sais. Toi. Juste toi. Personne d'autre.