Elle a marché longtemps. Entre les arbres, entre les branches. Avec ses dix-sept blessures qui lui faisaient mal, même si elles ne saignaient pas. Elle a marché dans la neige, dans le froid, avec ses larmes pour seule compagnie. Elle a marché sans voir où elle allait, mais ça n’avait pas d’importance. Tout droit était le seul chemin valable. Tout droit, sans s’arrêter. Continuer jusqu’à ce que le soleil se lève enfin. Continuer peut-être même après, jusqu’au soleil de midi. Et peut-être même encore après, comment savoir ? Comment savoir combien de temps il reste à marcher, quand on ne sait pas où on va, et à peine d’où l’on vient ? Quand on ne sait pas ce que l’on cherche, et qu’on ne sait pas ce que l’on va trouver ? Continuer, marcher, et voir où elle arrive… Laisser les larmes se tarir, geler, et rejoindre les autres morceaux de glace de sa vie éclatée. Continuer jusqu’à l...
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